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On
l'a déjà écrit, avant la Seconde guerre, les frères
Offenstadt régnaient sur un véritable empire de presse (dans
les années 20, ils n'éditaient pas moins de 27 titres différents)
qui couvrait la quasi-totalité des sujets pour atteindre . De la
presse pour enfants avec les illustrés auxquels s'adjoignaient
albums et almanachs divers à une littérature technique,
voire scientifique en passant par la littérature populaire.
En plus
des collections de bandes dessinées, la SPE éditait d'autres
ouvrages et ses dirigeants régnaient sur un véritable empire
de papier. Journaux et fascicules divers ou livres authentiques (des romans
et même des essais) visaient la plus large clientèle possible.
Les enfants et la famille au travers de bandes dessinées, les militaires
avec des gauloiseries mais aussi, et (c’est peut être moins
connu) les bricoleurs avec une revue intitulée Tout faire,
tout savoir, système D. Pour la famille encore, une véritable
institution apparaitra au catalogue. L'Almanach Vermot, cet épais
pavé à l'extraordinaire longévité amusera
la France entière pendant de nombreuses générations
avec ses calembours.
L’Intrépide avait été
lancé, en 1910, pour concurrencer auprès des jeunes Le
Journal des Voyages. C’est pour une clientèle un peu
plus âgée mais du même genre qu’existait Sciences
et Voyages, tandis que les amoureux des salles obscures pouvaient
admirer les stars de l’époque grâce à Mon
Ciné.
Ces divers
magazines étaient également vendus en recueils regroupant
un certain nombre de mois de parution selon le nombre de pages des fascicules.
Une façon de faire qui permettait aussi d’écouler
les invendus… D’autres ouvrages, sous forme d’albums
spéciaux existaient également, mettant à l’honneur
la découverte du monde animal comme dans le collection Le Jardin
zoologique ou l’éveil des plus petits avec des albums
à colorier, des constructions à découper ou des albums–jeux,
etc.
Mais,
dans les bandes dessinées, les Offenstadt ne croyaient pas aux
phylactères. Ils préféraient le principe du pavé
de texte sous l'image. Un texte qui est souvent redondant par rapport
à la vignette mais aussi (et surtout) un texte qui peut se lire
indépendamment. Un fait que la SPE mit à profit en publiant
dans ses journaux ces romans sous images pour les rééditer
par la suite en textes seuls. Leurs collections de littérature
d'aventures ou policière, essentiellement animées par José
Moselli en sont une preuve.
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