Né à Rennes en 1879, Félix
Jobbé Duval ou, plus exactement, Félix Jobbé
duval est issu d'une famille d'artistes réputés comptant
des peintres et des architectes. Il ne faut pas le confondre avec
son cousin le peintre (et quasi homonyme) Armand Marie Félix
Jobbé Duval (1821-1889). Poursuivant la tradition
familiale, Félix Jobbé duval a étudié
l'architecture aux Beaux Arts de Paris. En 1900, il effectue son service
militaire au 24è Régiment de Dragons de Dinant. En raison
de son talent de dessinateur, il est muté à Paris au
Service historique de l'armée. Il profitera de cette période
pour illustrer et faire imprimer deux séries de cartes postale
: Petits métiers parisiens et Scènes de
la vie parisienne.
Dégagé des obligations militaires
en 1903, il se fixe à Paris et abandonne l'architecture pour
se consacrer au dessin. S''intitulant "imagier", il donne
ses premières illustration à Frou-Frou en 1902
(n°92). En 1903, il expose deux aquarelles au Salon d'automne
et, en 1904, il illustre les 6 volumes du Rabelais de J.-A.
Soulacroix à la Librairie universelle. Il s'agit de
133 illustrations qui imitent la gravure et reflètent le style
qui sera le sien toute sa carrière : truculent et fantasque
avec un graphisme fortement influencé par l'Art nouveau.
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A partir de 1907, hormis quelques
illustrations pour Mon Journal, sa carrière le mènera
surtout dans les journaux pour adultes : humoristiques, littéraires,
de mode ou de chansons. L'American Illustré l'accueille
tout comme Le Sourire où il restera jusqu'à la
Première guerre. En 1908, il collabore à Fantasio,
Le Rire et L'Indiscret. A partir de 1910, on retrouve
également sa signature dans Les Annales littéraires
et politiques à qui il fournira 226 dessins et 1911 le voit
également à La Bonne chanson tandis que 1912
marque son entrée comme illustrateur dans Les Modes.
Dans la même période,
il est également illustrateur de livres avec Les Maîtres
chanteurs et les Violons de Crémone d'Hoffmann
(40 dessins chacun). Chez Fayard, il réalise entre 40 et 67 aquarelles
pour 5 titres de la collection Modern-Bibliothèque,
aquarelles imprimées en noir et blanc... D'autres éditeurs
feront également appel à son talent. En 1912, avec les
Contes d'Andersen, il illustre ses premiers livres pour enfants...
Avec la Première Guerre
Mondiale, il se retrouve sur le front mais dessine dès qu'il
le peut. Il collabore au Flambeau, à La Baïonette,
au Rire Rouge ainsi qu'à L'Horizon en
envoyant des dessins du front mais il n'interrompt pas ses envois à
L'Indiscret ou Fantasio.
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Fantasio,
1915 |
Après la guerre, on le retrouve chez Arthème
Fayard avec deux ouvrages d'Abel Hermant, il est aussi chez Calman-Lévy
et dessine toujours pour divers journaux: Fantasio, Bagatelles,
les Annales littéraires et politiques, Sciences
et Voyages ou Les Dimanches de la femme.
Mais, à partir de 1921, sa carrière
bascule nettement vers la littérature et les journaux pour enfants.
Mon Journal et Lisette sont une première étape
viennent ensuite Premières lectures et Les
Petits Bonshommes. A partir de 1925, c'est l'explosion, il
est partout ou presque : Fillette, le Pêle-Mêle,
l'Aventure, Ma Poupée, Enfants de France,
Cri-Cri, la Jeunesse illustrée, Bernadette,
l'Echo du Noël, Ric et Rac, Bayard
et L'Almanach du Pèlerin jusqu'au début
des années 40.
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Une collaboration effective très active avec
des titres qui sont loin d'être en bons termes qui impose au dessinateur
de ne pas signer ses oeuvres dans le grivois Fantasio ou Cri-Cri,
pour certains corrupteur de l'âme enfantine. En 1927, pour la
SPE des frères Offenstadt, il réalise Le Nain
Bleu (collection Les beaux contes de fées
avec prépublication dans Fillette). Il a également
illustré des livres par Paul Féval et a composé
des dessins pleins d'humour pour Cri-Cri à
qui il donnera, en 1929, À la conquête de la
planète Mars). Pour le même Cri-Cri,
il illustrera, sans la signer, la réédition de Face
de Fer de José Moselli en 1933.
En 1931, il s'installe à Eaubonne (Val d'Oise)
d'où il mène en parallèle sa production pour les
journaux d'enfants et ses illustrations de livres pour la jeunesse.
Il devient ainsi, à l'exception de trois titres, le dessinateur
attitré des ouvrages de la comtesse de Ségur.
Illustrations qui seront reprises pendant sept décennies par
Casterman qui a racheté le fond des éditions Paul Duval
(mais en changeant le titre des livres). Rombaldi, Baudinière,
Fayard font également appel à ses services.
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Casterman,
1948 |
Au cours de la deuxième guerre mondiale, le
rationnement du papier réduit considérablement le nombre
des journaux qui sont nombreux à disparaître. Jobbé
duval pour l'Almanach du Pélerin et Hardi les gars
édité par une SPE sous tutelle allemande. Il se tourne
alors vers un journal breton O lo lé dont la parution
est autorisée ainsi que celles de contes et légendes bretonnes.
Faisant partie de la Résistance sous le pseudonyme de Palette,
il réalisera plusieurs dessins politiques et hébergera
des aviateurs américains.
Après la guerre les journaux pour enfants reparaissent
et Jobbé duval retrouve les pages de Pierrot, Lisette,
Bernadette et Fillette dont il illustra la couverture
du premier numéros ainsi que 11 romans feuilletons de 1946 à
1952 date où il arrête sa collaboration à la SPE.
Juste après guerre, il envisage la réalisation
d'un dessin animé sur Merlin l'enchanteur,
il en réalise 36 planches qui seront dispersées, le projet
avortant faute de producteur. En 1948 il effectue un séjour de
plusieurs mois au Maroc pour un livre ambitieux qui n'aboutira pas,
seul un fascicule sur les Thabors marocains et quelques aquarelles signalent
cette époque de sa vie.
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Histoire de Bretagne, O lo lé, 1944
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Il décède à Eaubonne le 30 juin 1961. Il est âgé
de 82 ans
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Jobbé
duval, oeuvres non reprises en albums à la S.P.E.
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date |
titre |
support |
auteur du texte |
nombre de pages |
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1925 |
Les trois chats, la souris et l'horloge |
Fillette |
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1929 |
À la conquête
de la planète Mars |
Cri-Cri |
Paul Darcy |
35 |
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1930 |
L'enchantement de Solhar |
Cri-Cri |
Janker |
34 |
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1930-31 |
La châtelaine repentie |
Fillette |
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78 |
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1931 |
La fille du sorcier |
Fillette |
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58 |
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1931 |
Le secret du vieux grimoire |
Cri-Cri |
Jean Chesnay |
62 |
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1932 |
Coeur de pierre |
Fillette |
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96 |
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1933 |
Face de fer |
Cri-Cri |
José Moselli |
104 |
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pages centrales de Cri-Cri
n°771, 6 juillet 1933 |
1934 |
Le sifflet d'argent |
Fillette |
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75 |
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1934 |
A la recherche du soleil |
Fillette |
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36 |
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1936 |
La plus petite reine du monde |
Fillette |
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54 |
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1938 |
Le sortilège de la neige |
Fillette |
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78 |
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1938 |
Rosette et la fée Sylvine |
Fillette |
|
78 |
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1939 |
Le Chevalier mystérieux |
Fillette |
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27 |
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1940 |
La petite protégée de Louis XI |
Fillette |
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1943 |
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Hardi les gars |
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1946 |
La Fée des Roses
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Fillette |
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1947 |
La perle magique |
Fillette |
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1948 |
Aurore la petite châtelaine |
Fillette |
Huberte Hebert |
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1949 |
Les pantoufles d'Opale |
Fillette |
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1949 |
Colinette et les épis d'or |
Fillette |
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Quelques
réalisations de Félix Jobbé duval, hors S.P.E.
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Illustrations
pour livres et journaux |
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Le Sourire, n°35, 31 août
1911 |
Ma Poupée, n°221,
avril 1927 |
Les Annales, 28 mars 1920 |
Bernadette, n°135, 31
juillet 1932 |
Mon Journal, 1919 |
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La Prairie, F. Cooper, éd.Paul
Duval |
Histoire de Bretagne, éd.
O lo lé, 1944 |
Le dernier des Caraïbes,
Noël Tani, éd. Gedalge, 1946 |
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Cartes
postales |
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Les oeufs de Paques du
vieux marcheur, 1904 |
Petits métiers
parisiens, 1904 |
Editeur revue le Monde Moderne |
Editeur O lo lé |
Publicité
et divers |
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Chromo publicitaire, La Belle Jardinière |
Publicité
pour la parfumerie Mignot-Boucher, publiée dans Les Modes,
1912. |
Publicité pour les parfums Lubin |
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Calendrier, 1943 |